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Explication : la loi chinoise sur « l’unité ethnique et la promotion du progrès »

Il s’agit de la loi sur la promotion de l’unité ethnique et du progrès, la plus récente loi chinoise sous le président Xi Jinping, adoptée le 12 mars 2026 et en vigueur depuis le 1er juillet 2026.

La loi contient 65 articles, dont beaucoup ont suscité des inquiétudes parmi les Tibétains et les groupes de défense des droits. Dans cette fiche explicative, nous nous concentrons sur quatre domaines clés du droit qui ont le plus retenu l’attention : l’identité, la langue, la religion et sa portée au-delà des frontières de la Chine.

Premièrement, il cherche à remodeler la façon dont l’identité ethnique est comprise en Chine. La loi appelle les Tibétains, les Ouïghours, les Mongols et d’autres groupes ethniques à construire ce qu’elle décrit comme « un fort sentiment de communauté pour la nation chinoise », plaçant une identité nationale partagée au centre de la politique ethnique.

Deuxièmement, cela modifie le cadre juridique autour de la langue. En vertu de l’article 15, le mandarin est donné priorité en éducation et les affaires gouvernementales. Si la loi affirme que les langues minoritaires sont « respectées et protégées », elle stipule également que lorsque le mandarin et les langues minoritaires sont utilisées ensemble, le mandarin doit avoir la priorité en termes de position et d’ordre.

Troisièmement, il étend la surveillance étatique de la religion. L’article 46 exige que les groupes religieux, les écoles religieuses et les lieux de culte favorisent un sentiment de communauté pour la nation chinoise et suivent la politique de «Sinisation de la religion » et guider les activités religieuses pour s’adapter à la société socialiste. Les critiques disent que cela pourrait accroître encore le contrôle de l’État sur les pratiques religieuses, y compris le bouddhisme tibétain.

Quatrièmement, et l’une des dispositions les plus examinées au niveau international, l’article 63 étend la portée de la loi au-delà des frontières de la Chine. Il indique que toute personne vivant en dehors de la Chine pourrait faire face à des conséquences juridiques si Pékin détermine que ses actions portent atteinte à « l’unité ethnique » ou créent une « division ethnique ».

Pékin considère tout cela comme protection et développementdes droits égaux pour tous les groupes ethniques et des investissements continus dans les régions les plus pauvres. Les responsables citent les nouvelles écoles, infrastructures et programmes d’emploi dans des endroits comme le Tibet et le Xinjiang comme preuve de cet engagement.

Mais la portée de la loi va bien au-delà de l’école et de la langue. Il relie également les affaires ethniques directement à la sécurité nationale, appelant à une action contre ce qu’il définit comme le séparatisme, l’extrémisme et le terrorisme, tant en Chine qu’à l’étranger.

Les critiques affirment que la loi donne un soutien juridique aux politiques déjà mises en œuvre dans les régions minoritaires. Ils soutiennent que l’adoption de ces politiques pourrait permettre aux autorités de les appliquer de manière plus large et avec moins de limites.

Au Xinjiang, cela s’appuie sur des années de masse…

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