Bangladesh : après la grève vient la répression pour les ouvriers du textile

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Bangladesh : après la grève vient la répression pour les ouvriers du textile
Des employées du textile manifestant pour demander une hausse des salaires, le 10 janvier 2019. (MUNIR UZ ZAMAN / AFP)

Les lendemains de grève sont douloureux dans ce pays voisin de l’Inde. Le conflit s’est achevé mardi 15 janvier au soir et le lendemain matin, en arrivant au travail, des centaines de salariés, anciens grévistes, ont découvert leur licenciement. Dans une usine d’Ashulia, dans la banlieue de la capitale Dacca, pas moins de 750 ouvriers ont été virés, sans préavis, avec leur nom et leur photo placardés à l’entrée de l’usine.

Officiellement, ils auraient dégradé des bâtiments et volé des vêtements pendant le conflit social. En réalité, ça ressemble fort à de l’intimidation. La grève dans le secteur textile a duré une semaine, avec notamment une grosse manifestation de 50 000 ouvriers et ouvrières (il y a beaucoup de femmes). Les cortèges ont été réprimés, avec des gaz lacrymogènes et des tirs de balles en caoutchouc. Le conflit portait sur les salaires qui restent très bas, 80 euros par mois, malgré une nette augmentation l’an dernier. Il s’est également achevé par de petites hausses : l’équivalent de 20 centimes d’euros mensuels pour les bas salaires.

Le Bangladesh est le 2e exportateur mondial de textile

Le Bangladesh est un pays dont on parle rarement, à tort : 170 millions d’habitants, c’est le 8e pays au monde en termes de population. Le tout sur un territoire tout petit, un tiers de la superficie française, à l’est de l’Inde. Les 4 500 usines du textile emploient entre quatre et cinq millions d’ouvriers. Cette industrie…

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