274 morts, 279 disparus et 339 blessés, tel est le bilan officiel (et provisoire) dressé le 5 décembre au soir du typhon Bopha dans le sud-est de Mindanao.

Ce bilan est loin d’être définitif. Le 4 décembre, le typhon Bopha (Pablo aux Philippines) a notamment dévasté la province de Compostela Valley, qui jouxte celle de Davao oriental dans l’est de la grande île méridionale de Mindanao. Selon le Philippine Daily Inquirer, des témoins ont déclaré que «des eaux bourdonnantes et la boue descendues des montagnes ont balayé les écoles, les préaux, les hôtels de ville et les centres médicaux où les gens s’étaient mis à l’abri». Le déferlement des eaux et la puissance des vents ont pris la population au dépourvu. Dans les montagnes, les retenues d’eau pour l’agriculture ont cédé, relâchant d’énormes volumes vers les plaines.

De 70% à 80% des plantations de bananiers – principale culture à l’exportation de la province – auraient été détruites. Sur le territoire de la municipalité de New Bataan, 245 personnes seraient portées disparues. Les accès terrestres à la ville ont été momentanément coupés, de même que l’électricité. Mercredi, en fin de journée, 80 morts avaient été dénombrés, dont 4 soldats. 21 morts avaient été également comptés dans une autre localité de Compostela Valley. Il y avait eu également 110 morts dans la province de Davao Oriental et 4 autres ailleurs.

A Manille, les autorités ont estimé que 36.000 familles, soit environ 180.000 personnes, avaient été regroupées dans des centres d’évacuation. Dans la province de Davao Oriental, où le typhon a atterri, les pertes humaines ont été, pour la plupart, dues à des chutes d’arbres déracinés (dont des milliers de cocotiers), à l’effondrement de toitures et à des objets emportés par la puissance des vents.  Bopha, seizième typhon de la saison, est le plus puissant depuis celui qui avait fait 1200 victimes en décembre 2011. Ayant perdu de sa puissance, Bopha faisait route le 6 décembre vers la mer de Chine de Sud, en traversant l’île philippine de Palawan.

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