Le prudent et sérieux Financial Times fait l’éloge des Philippines. L’économie a démarré, à l’image du «lama qui se met à trotter», estime-t-il.

L’image des Philippines à la traine, mauvais élève de l’Asie du sud-est qui ne parvient pas à sortir de la pauvreté, est en train de s’estomper.  L’archipel aux près de cent millions d’habitants (douzième population de la planète) «a pris un tournant», écrit, le 25 avril, le quotidien londonien.

La dette extérieure de Manille est aujourd’hui inférieure à ses réserves de devises, évaluées à environ 60 milliards d’€. Les Philippines sont devenues un créditeur net. La raison : l’argent envoyé par quelque 8 millions de travailleurs à l’étranger a pratiquement triplé en huit ans, pour atteindre 15 milliards d’€ par an. En outre, dans ce pays en partie anglophone, l’externalisation des ressources est un succès aussi impressionnant qu’en Inde. En l’espace six ans, les recettes ont « quintuplé » pour dépasser les 8 milliards d’€ par an.

De surcroît, les impôts commencent à rentrer. Le déficit budgétaire, de 6%  voilà dix ans, a été ramené à 2%. Contrairement à ce qui se passe en Indonésie, les subventions à l’essence ont été supprimées voilà des années. Le taux de croissance est honorable : de 4% à 5% depuis 2006, avec une pointe à 7,6% en 2010 (et une baisse à 3,7% en 2011). Le pays est encore pauvre mais la population est jeunes (50% de moins de 25 ans). Enfin, le gouvernement actuel a plutôt tendance à décourager la corruption, ce qui n’a pas été le cas auparavant.

 

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