L’escalade se poursuit au lendemain de la confrontation militaire la plus violente des deux dernières décennies.
L’Inde et le Pakistan ont à nouveau échangé des tirs à la frontière, dans la nuit du mercredi 7 au jeudi 8 mai, au lendemain leur confrontation militaire la plus violente des deux dernières décennies. L’armée indienne a assuré dans un communiqué avoir répondu « de façon proportionnée » à des tirs pakistanais « non provoqués » qui l’ont visée dans plusieurs secteurs, sans faire état de victimes. Le ministère de la Défense a également affirmé avoir « neutralisé » des systèmes de défense aérienne à Lahore, dans le nord du Pakistan. Ces déclarations n’ont pas été confirmées à Islamabad.
Après une nuit plus calme que la précédente dans le Cachemire, Lahore s’est toutefois réveillée au son d’explosions jeudi. Le porte-parole de l’armée pakistanaise a expliqué que « jusqu’à 25 drones » avaient été « neutralisés ». « Un civil a été tué », a-t-il annoncé. « L’Inde, dans un nouvel acte d’agression, a envoyé des drones » au-dessus d’au moins neuf villes, certaines abritant des casernes et des garnisons. L’aviation civile a décidé de fermer l’aéroport de Karachi, la capitale économique du Pakistan, pour une bonne partie de la journée, et a brièvement interrompu le trafic dans trois autres aéroports.
Islamabad promet de « venger chaque goutte de sang »
Mercredi, les deux puissances nucléaires avaient échangé de premiers tirs après une série de frappes indiennes sur le sol pakistanais. Ces frappes visaient un groupe terroriste à l’origine de l’attentat à Pahalgam commis le 22 avril, selon New Delhi.
Selon les derniers bilans, l’Inde fait état de 16 civils tués, dont trois femmes et cinq enfants, ainsi que 59 blessés. La plupart…
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