Un peu plus d’Asie à la Banque mondiale

Barack Obama a proposé, le 23 mars, que Jim Yong Kim prenne la relève, à la présidence de la Banque mondiale, de Robert Zoellick, qui s’en va en juin.

Le choix de la Maison blanche devrait prévaloir, en dépit des pressions croissantes d’économies émergentes (cette fois, la candidature de la ministre nigériane des finances, Ngozi Okonjo-Iweala, avait été avancée par l’Afrique du Sud, l’Angola et le Nigéria).

Ressortissant américain d’origine coréenne, Jim Yong Kim, 53 ans, dispose d’un gros bagage : une double formation de médecin (spécialiste de la tuberculose) et d’anthropologue (un doctorat à Harvard) ; plusieurs expériences de gestion, en tant que haut-fonctionnaire de l’ONU et, depuis 2009, de président de l’une des plus prestigieuses universités américaines (le college de Dartmouth à Hanover, New-Hampshire, encore que sa gestion ait été controversée parmi les étudiants).

En choisissant un spécialiste de la tuberculose, très engagé dans la médecine sociale sur le plan international (Kim a fondé Partners in Health en 1987), le président américain a adressé un clin d’œil au monde en développement. Avec la nomination à l’une des directions de la Banque mondiale, en 2010, de Sri Mulyani Indrawati, une économiste dont le président indonésien s’est séparé pour des raisons politiques, l’Asie est davantage présente à la tête de l’institution internationale.

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