Internée depuis novembre 2011 dans un hôpital militaire,  l’ancienne présidente des Philippines (2000-2009) a été libérée le 25 juillet sous caution.

Jesus Mupas, juge du tribunal régional de Pasay (banlieue de Manille), a estimé que les preuves d’une «conspiration» étaient faibles et que l’accusation de «sabotage électoral» lors d’élections sénatoriales en 2007 ne pouvait justifier la détention de Mme Arroyo, aujourd’hui âgée de 65 ans. Cette dernière, arrêtée en novembre 2011 à l’aéroport de Manille alors qu’elle tentait de quitter les Philippines était détenue dans un hôpital militaire de la capitale, le Veterans Memorial Medical Center, où elle était soignée. Elle a été libérée moyennant une caution d’un peu moins de 20.000 € après l’audition d’un ancien administrateur de la province de Maguindanao.

Lorsque la nouvelle de la prochaine libération de Mme Arroyo a commencé à circuler, des petits groupes de manifestants de gauche ont convergé vers l’hôpital pour réclamer le maintien en prison de l’ancienne présidente et critiquer le gouvernement de son successeur, l’actuel président Noynoy Aquino, lui reprochant de ne pas avoir réussi à rassembler les preuves de la culpabilité de Mme Arroyo. Des partisans de l’ancienne présidente en ont fait autant et la police anti-émeute a pris position pour prévenir tout incident entre les deux groupes.

La Cour a, toutefois, maintenu l’interdiction de quitter les Philippines qui frappe Mme Arroyo. Le crime de «sabotage électoral» est passible de la prison à vie. L’ancienne présidente était accusée de collusion électorale en 2007 avec un clan de Maguindanao (sur l’île méridionale de Mindanao) qui s’est rendu responsable, en novembre 2009, soit deux années plus tard, du massacre de 58 personnes, dont 34 journalistes.

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