En Indonésie, manifestez votre indignation avec sandales ou fleurs

La population commence à réagir face aux brutalités policières et à l’intransigeance de la justice à l’égard des adolescents.

Deux frères, Faisal, 14 ans, et Busri, 17 ans, ont été retrouvés morts dans leur cellule à Sumatra. Faisal avait été arrêté pour vol d’un tronc de mosquée et Bursri pour celui d’une moto. La police affirme qu’ils se sont pendus. Des organisations humanitaires ont constaté que leurs corps étaient couverts de blessures, de marques d’électrochoc, etc.,- en bref, de nombreux indices de torture. Pour le moment, neuf policiers ont été légèrement sanctionnés pour n’avoir pas réussi à prévenir les soi-disant suicides.

Les petits délinquants sont maltraités par une police indonésienne trop longtemps impunie. La justice, de son côté, ne leur fait guère de cadeaux. Mais des changements s’amorcent. Pour avoir battu un adolescent qui lui avait volé une paire de tongs usés et deux de ses camarades, un policier à été condamné à trois semaines de détention. L’adolescent risquait cinq ans de prison. Mais une campagne publique – des milliers de tongs déposés dans les commissariats – a poussé le juge à relâcher le fautif. A Soe, ville florale de l’est indonésien, l’arrestation d’un adolescent de 16 ans, qui avait volé huit adeniums dans un jardin, a été suivie du dépôt de mille de ces fleurs au commissariat par la population.

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