La Première ministre japonaise, arrivée au pouvoir en octobre 2025, remporte un succès inédit lors des élections législatives anticipées, un pari gagnant après avoir opté pour la dissolution. Le Parti libéral-démocrate domine désormais largement l’Assemblée et peut gouverner sans coalition.
Il y a des dissolutions qui fonctionnent. C’est ce qu’a prouvé, dimanche 8 février 2026, la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, en offrant à son parti conservateur un triomphe électoral inédit, même au Japon.
Au Japon, la droite est au pouvoir, presque, sans interruption depuis 70 ans. Pourtant, jamais elle n’avait autant dominé l’Assemblée. Aux élections législatives anticipées, dimanche 8 février 2026, le Parti libéral-démocrate (PLD) de Sanae Takaichi a remporté 316 sièges sur les 465 que compte la chambre basse.
Le parti conservateur peut désormais faire passer toutes les lois qu’il souhaite. Il n’a plus besoin de former des coalitions fragiles avec de petits partis de droite, et surtout, il peut ignorer l’opposition de centre gauche, qui se retrouve, elle, complètement laminée après ces élections anticipées.
Populaire, spontanée et populiste, Sanae Takaichi séduit
Ce raz-de-marée conservateur s’explique essentiellement par l’exceptionnelle popularité de la Première ministre, arrivée au pouvoir en octobre 2025 et qui a misé sur la dissolution.
Âgée de 64 ans, et en politique depuis des décennies, Sanae Takaichi séduit les jeunes et les travailleurs par son côté spontané. Elle parle parfois sans filtre, contrastant avec les barons plus policés de la droite, souvent héritiers de leur circonscription.
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