C’est la saison de tous les records sur l’Everest : des images incroyables d’embouteillages dans la neige, avec 275 alpinistes qui ont gravi le même jour le plus haut sommet du monde. Un chiffre jamais atteint jusque-là. Ces ascensions records ravivent les inquiétudes sur les conséquences de ce tourisme de masse sur le toit du monde.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Embouteillage, le 21 mai, à plus de 8 700 mètres d’altitude pour atteindre le toit du monde. Rien que ce jour-là, 275 alpinistes ont gravi l’Everest. Mêmes images, un peu en contrebas, de grimpeurs faisant la queue sur des centaines de mètres quelques jours plus tôt. On les voit notamment s’élancer au départ du Camp 2. Cette saison, déjà plus de 950 personnes ont gravi l’Everest, un record. La raison : toujours plus de candidats à la recherche d’un exploit et en mai, une fenêtre météo exceptionnellement longue, et une aide supplémentaire des nouvelles technologies.
L’ascension est désormais devenue plus confortable grâce aux installations Internet : « Jusqu’au Camp 2 de l’Everest, nous pouvons vérifier les conditions météorologiques avant de poursuivre l’ascension », souligne Dorchi Sherpa, guide de montagne de la Fédération internationale des guides de montagne.
Une 32e ascension pour le recordman de l’Everest
Symbole d’un Everest toujours plus convoité, le camp de base ne cesse de s’étendre. Le recordman du nombre d’ascensions l’a encore gravi cette année pour la 32e fois, mais il s’inquiète de la surfréquentation : « L’expédition m’a semblé un peu bondée cette fois, car il y a davantage de grimpeurs que l’année dernière. Le gouvernement devrait encadrer un peu cela », a fait savoir à l’arrivée Kami Rita Sherpa, recordman du nombre d’ascensions de l’Everest.
L’ascension de l’Everest reste périlleuse. Cette saison, cinq alpinistes y ont perdu la vie.
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