La fusée H2A avec l’atterrisseur lunaire japonais décolle avec succès

Une fusée H2A transportant l’atterrisseur lunaire de l’agence spatiale japonaise a été lancée jeudi au centre spatial de Tanegashima, dans le sud-ouest du Japon, ce qui en fait le premier décollage au Japon d’une fusée nationale majeure depuis mars dans un contexte d’intensification de la course spatiale mondiale.

Après le lancement à 8h42, l’atterrisseur lunaire SLIM, développé pour tester la technologie permettant d’alunir avec précision sur la surface lunaire, et le satellite astronomique à rayons X XRISM, destiné à observer le plasma dans les étoiles et les galaxies, se sont séparés avec succès, selon l’Agence japonaise d’exploration aérospatiale.

Une fusée H2A transportant l’atterrisseur lunaire de l’agence spatiale japonaise décolle du centre spatial de Tanegashima, dans la préfecture de Kagoshima, le 7 septembre 2023. (Kyodo)

Ce développement est intervenu après l’échec du lancement inaugural en mars de la fusée japonaise H3 de nouvelle génération. Pour la fusée H2A, il s’agit du 41ème lancement consécutif réussi depuis 2005.

La fusée H2A, la 47e du genre et lancée par Mitsubishi Heavy Industries Ltd., devait initialement décoller vers le mois de mai, mais la date a été repoussée au mois d’août ou plus tard en raison du partage de pièces avec la H3 qui a été forcée de s’auto-voler. -destruction peu après le décollage. Les intempéries ont également entraîné quelques retards fin août.

Une fusée H2A transportant l’atterrisseur lunaire de l’Agence japonaise d’exploration aérospatiale explose dans le ciel après avoir décollé du centre spatial de Tanegashima à Minamitane, dans la préfecture de Kagoshima, dans le sud-ouest du Japon, le 7 septembre 2023. (Kyodo) ==Kyodo

L’atterrisseur lunaire devrait entrer sur l’orbite de la Lune dans environ trois à quatre mois et tenter d’atteindre la surface lunaire entre janvier et février de l’année prochaine.

Il est prévu que le vaisseau spatial atterrisse à moins de 100 mètres d’un emplacement spécifique près du cratère Shioli, proche de l’équateur lunaire, à l’aide d’images capturées par une caméra. La précision des atterrisseurs conventionnels varie de plusieurs à plusieurs dizaines de kilomètres.

En cas de succès, le Japon sera le cinquième pays, après l’ex-Union soviétique, les États-Unis, la Chine et l’Inde, à poser un engin sur la Lune.

L’Inde est devenue le quatrième pays à atteindre la surface lunaire le 23 août lorsque son Chandrayaan-3 a atterri sur le pôle sud de la Lune, ce succès survenant quelques jours seulement après qu’un atterrisseur russe s’est écrasé sur la surface lunaire.

Les données lunaires recueillies par le Japon seront utilisées dans le projet Artemis dirigé par les États-Unis, visant à ramener des humains sur la Lune d’ici 2025 et à faire progresser l’exploration lunaire. Le but ultime est que les humains explorent Mars.

Le projet XRISM est dirigé par la JAXA en collaboration avec la National Aeronautics and Space Administration des États-Unis et l’Agence spatiale européenne.

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Source : Kyodo News