L’application de la peine de mort a reculé en 2011 en Asie du sud-est,  selon Amnesty International. Plus de la moitié des exécutions au monde auraient eu lieu en Chine.

Aucune exécution n’a été recensée, l’an dernier, à Singapour, en Thaïlande (pour la deuxième année consécutive) en Indonésie (troisième année consécutive). Le rapport, diffusé le 27 mars, signale qu’Amnesty International n’a pas pu établir si des exécutions avaient eu lieu en Malaisie. Au Vietnam, où les exécutions sont  classées secret d’Etat, AI en a recensé au moins 5.

En ce qui concerne les condamnations, AI donne les chiffres suivants : plus de 33 en Birmanie/Myanmar (où 657 condamnations à mort ont été remplacées par la prison à perpétuité par décret le 16 mai) ; plus de 6 en Indonésie ; 108 au moins en Malaisie (696 en attente d’exécution, dont un tiers d’étrangers) ; plus de 5 à Singapour ; 40 en Thaïlande (600 en attente) ; au moins 23 au Vietnam.

Dans son rapport diffusé le 27 mars, AI estime que 676 individus ont été exécutés en 2011 (soit 149 de plus qu’en 2010), chiffre qui ne tient pas compte de la Chine, qui aurait exécuté, secrètement, plus de prisonniers que «tous les autres pays du globe réunis». Au Proche Orient, les exécutions confirmées ont été en augmentation de 50%. En revanche, seuls 20 pays ont procédé à des exécutions (contre 31 en 2002). Derrière la Chine, les pays qui exécutent le plus souvent ont été l’Arabie saoudite, la Corée du Nord, les Etats-Unis, l’Irak, l’Iran, la Somalie et le Yemen.

 

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