L’économie: autre facette de l’offensive américaine en Asie

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Hillary Clinton se rend à Hanoi et à Vientiane pour y discuter commerce et investissements avant de réunir, à Siem Réap, des hommes d’affaires américains.

La secrétaire d’Etat américaine profite des rencontres de l’Asean à Phnom Penh pour mettre en avant et conforter le deuxième volet du « retour » de l’Amérique en Asie, l’économie. Depuis l’accession au pouvoir de Barack Obama au pouvoir en 2009, le renforcement de la présence militaire américaine dans la région a été abondamment cité : l’annonce, l’an dernier, par le chef d’Etat américain du stationnement de 2.500 fusiliers-marins américains dans le nord de l’Australie ; ou, en mai 2012 à Singapour, par son secrétaire à la Défense leon Panetta, de la concentration en 2020 dans la région de 60% de la flotte américaine (contre 50% aujourd’hui).

Mais le volet économique est également important. Mme Clinton doit annoncer l’octroi de «nouvelles ressources substantielles» aux Etats riverains du Moyen et Bas Méong  (Birmanie, Laos, Thaïlande, Cambodge, Vietnam). Cet effort des Etats-Unis est soutenu par leurs deux alliés dans la région, le Japon et le Corée du Sud. Tokyo a notamment annoncé une aide de plus 5 milliards d’€ aux pays de la vallée du Mékong.

Washington ne perd pas de vue que son premier partenaire commercial en Asie est la Chine : des échanges qui ont dépassé les 500 milliards de $ en 2011, contre 194 milliards de $ avec les dix Etats de l’Asean. Mais, d’un autre côté, la Chine est devenue en 2010 le premier partenaire commercial de l’Asean : 11,3% du total contre 9,1% pour les Etats-Unis (contre respectivement, en 2000, 4% et 16%).

En outre,  la formation de classes moyennes est l’une des plus rapides de la planète dans cinq pays de l’Asean, dont l’Indonésie et les Philippines. Lors d’une escale à Oulan-Bator, sur le chemin de Hanoi, Mme Clinton a déclaré que son gouvernement réalisait des «investissements substantiellement croissants – sur les plans diplomatique, économique, stratégique, etc.» en Asie. Washington semble ne négliger aucun aspect de sa cohabitation avec Pékin.

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