La flambée des prix du gaz et de l’électricité, amplifiée par le conflit au Moyen-Orient, fragilise la classe moyenne et les plus pauvres aux Philippines. Familles, hôpitaux et consommateurs doivent trouver des alternatives pour survivre face à des réserves de pétrole limitées et à la hausse des produits essentiels.
L’état d’urgence énergétique a été décrété par gouvernement Philippin pour faire face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient. Avant le conflit et le blocage du détroit d’Ormuz, l’immense archipel de 115 millions d’habitants en Asie du sud-est importait la quasi-totalité de son pétrole des pays du golfe, mais aujourd’hui, avec la guerre, Il ne reste plus qu’une quarantaine de jours de réserves.
Cette crise énergétique a complètement changé en quelques semaines seulement la vie quotidienne de centaines de milliers de Philippins de la classe moyenne qui vivaient jusqu’ici de façon correcte et simple. C’est le cas dans ce quartier résidentiel de la grande banlieue de Manille, la capitale des Philippines. Avec le conflit contre l’Iran et ses conséquences, les habitants sont en train de basculer dans la précarité.
Sur le bord de la route, un homme est en train de couper du bois avec sa machette. Ronald, 64 ans, est conducteur d’un tricycle taxi à moteur. Il explique pourquoi il a besoin de bois en ce moment. « Le gaz est devenu très cher, dit-il, alors de nombreux Philippins comme moi tentent de trouver des solutions alternatives pour survivre et l’une de ces solutions, c’est de couper du bois pour l’utiliser comme combustible pour tout ce qu’on a besoin de faire au quotidien. Faire bouillir de l’eau, faire à manger. Le bois va nous apporter une…
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