Des dizaines de victimes de cancers ont été enregistrées à Minh Tân, commune à une centaine de km à l’est de Hanoi et encadrée par une cimenterie et des carrières.

Le médecin de Phuc, jeune homme victime d’un cancer du poumon, a renoncé à le soigner et la famille se prépare au deuil. Lua a subi l’ablation d’un sein à la suite d’un cancer. Hoi, âgée de 27 ans, vient d’apprendre qu’elle souffre d’un cancer du poumon. Le site Vietnamnet.net précise que, sur le coup de midi, le village semble désert car les habitants se retranchent chez eux pour se protéger d’une poussière envahissante et dangereuse. Les enfants de la crèche ne sont pas autorisés à jouer dans la cour.

La commune abrite la cimenterie Hoang Thach, d’une capacité de 2,3 millions de tonnes par an, employant 2 700 ouvriers (selon le système du 3/8) et dont la production, sur une berge d’une rivière Da Back, est empaquetée sur la rive opposée, une noria de camions assurant la liaison. L’exploitation de carrières contribue également à la pollution.

«Plus de la moitié des décès sont dus à un cancer et il y a plus de malades parmi les jeunes que les vieux», dit une habitante. Miên, une veuve, estime que «la mort de son mari l’a sauvée» : ayant épousé un ‘héros de la révolution’, elle bénéficie d’une assurance et peut se faire soigner gratuitement. «Je dois me battre pour que mes enfants et petits-enfants puissent survivre». Construite en 1980, la cimenterie est censée recourir à des méthodes de production respectueuses de l’environnement.

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